Sacs plastiques sur les marchés: voici pourquoi ils sont toujours omniprésents malgré leur interdiction

Deux ans après l’interdiction progressive des sacs plastiques à usage unique dans les commerces et à l’occasion de la Journée mondiale sans sac plastique le mardi 3 juillet, Surfrider Paris dresse le bilan et constate que de nombreux points de vente en délivrent toujours. Notamment sur les marchés de la capitale où ils auraient pourtant dû disparaître.

Samedi 30 juin, les bénévoles de Surfrider Paris ont investi plusieurs marchés dans le 12e, le 17e, le 18e, le 19e et le 20e arrondissement pour inciter les consommateurs à passer au sac réutilisable en tissu. Mais aussi pour comprendre quels sont encore les freins à décliner le sac plastique et les raisons pour lesquelles ces sacs sont présents malgré leur interdiction.

Les raisons d’un attachement chez les clients

La majorité des personnes que nous avons rencontrées ont désormais pris conscience que le sac en plastique est un déchet polluant dans la nature.

Mais il y a toujours une raison, plus ou moins bonne, pour céder au sac plastique tendu par le commerçant :
– les personnes n’avaient “pas prévu de passer au marché et se sont retrouvées sans contenant”
– elles possèdent “un sac réutilisable mais l’ont oublié à la maison”
– elles l’ont emporté “mais ont vu trop juste et se retrouvent obligées de compléter par des sacs plastiques pour ramener tous les achats”
– “le sac réutilisable est trop grand pour des petits produits”
– elles ne veulent pas d’un sac en plastique, se le sont vues délivré et n’ont pas osé dire non
– le sac plastique permet de ramener les produits qui auraient sali le sac réutilisable
– “venir avec un cabas, c’est déjà bien” et que “le sacs plastiques sont utilisés en sacs poubelle”
– que “mettre la salade avec le sac plastique au frigo permet de la conserver” (ce qui est d’ailleurs une idée fausse)
– que “le changement doit venir des vendeurs”

Du côté des commerçants, il y a aussi des explications

De nombreux commerçants ont également compris l’enjeu et la nécessité du sac réutilisable. Les marchés bio surtout mais aussi des commerçants engagés proposent à présent des sacs en papier ou leurs produits en vrac. Il faut les saluer et nous les remercions !

Mais la plupart nous disent …
– que “leur patron leur impose de donner systématiquement un sac aux clients”
– que “sans sac plastique, certains clients préfèrent ne pas acheter sur leur stand”
– qu’ils en délivrent car il s’agit d’écouler les stocks et qu’après ils se mettront au sac en papier… On l’espère. Certains nous ont même avoué “qu’ils venaient sur tel ou tel marché parce qu’on leur laissait distribuer des sacs en plastique contrairement à d’autres”
– c’est “plus rapide comme ça”
– que “les sacs plastiques coûtent moins cher que les sacs en papier”

Alors que faire ?

A Surfrider, nous ne portons aucun jugement. Nous accompagnons les citoyens vers les bons usages et pour cela il est nécessaire de les écouter pour comprendre leurs besoins et obstacles. Nous rappelons en revanche les professionnels à leurs responsabilités tout comme nous interpellons la Ville de Paris, les mairies d’arrondissements et les gestionnaires privés des marchés pour que ces acteurs fassent réellement appliquer la réglementation en vigueur.

Vous l’aurez compris, nous, on plaide pour le sac réutilisable !

Sac plastique “biosourcé”, “biodégradable”… on fait le point sur toutes ces fausses bonnes idées

Deux ans après l’interdiction progressive des sacs plastiques à usage unique dans les commerces et à l’occasion de la Journée mondiale sans sac plastique le mardi 3 juillet, Surfrider Paris dresse le bilan et constate que de nombreux points de vente en délivre toujours… beaucoup trop.

La loi interdit les sacs en plastique à usage unique mais n’interdit pas les sacs épais réutilisables, pas plus que ceux dits “biosourcés” ou “recyclables”. Or, force est de constater que ces sacs ne sont pas recyclés par les consommateurs. Et ceux qui seraient “biosourcés” (avec une part végétale) ou “biodégradables” ne le sont pas totalement.

 

Alors que veulent dire exactement ces termes ?

Les sacs “biosourcés”

Ils sont fabriqués à partir de matières végétales. Ils ont alors une empreinte carbone plus réduite que celle des sacs plastiques conventionnels. Attention néanmoins : ils ne sont biosourcés qu’en partie (la part obligatoire est fixée à 60% minimum d’ici 2025). Ils restent donc constitués en grande partie de pétrole et de substances chimiques. Et qui dit biosourcé ne veut pas dire biodégradable.

Les sacs “biodégradables”

Quand on pense “biodégradable”, on pense à un produit qui peut disparaître progressivement dans la nature sans laisser de trace. La réalité est toute autre : les sacs biodégradables disparaissent de notre vue car ils se dégradent et finissent en fragments mais la nature n’en a pas fini avec eux car ils vont s’enfouir dans la terre et contaminer les sols.

Les sacs ou leurs fragments peuvent également s’envoler, finir dans les cours d’eau et océans et ainsi polluer et blesser les espèces pendant des centaines d’années. Par ailleurs, aucun emballage ne se biodégrade dans l’eau car la biodégradabilité ne peut se réaliser qu’avec des micro-organismes terrestres. Le sac qui se retrouve donc dans les mers et océans restera donc entier, constituant durablement un danger pour les espèces animales et végétales.

Et le sac “compostable” ?

Le sac compostable a été développé dans l’idée qu’il pourrait se décomposer avec le processus de compostage. Mais ce sac compostable ne l’est que si le compostage se fait industriellement, c’est-à-dire à une température plus élevée que celle que vous pouvez atteindre avec les organismes de votre bac de jardin.

Si votre immeuble ou quartier ne possède pas de poubelle spéciale “compost” (ce qui est la majorité des cas à Paris), il faut donc raviser les ambitions de ce sac et le mettre dans la poubelle “tout venant” car il n’est pas… recyclable. Il ne fera donc jamais d’engrais même si les professionnels du plastique le prétendent.

Pour mettre un sac compostable dans son compost perso, il faut que le mention “compostable à la maison” soit indiquée sur le sac. Mais là encore, le sac ne disparaîtra jamais vraiment. Surfrider Europe a fait le test et le sac mis dans la terre avec épluchures et les vers de terre est toujours là bien des mois après.

Alors que faire ?

Tous ces nouveaux termes (compostable, biodégradable, recyclable) vantés par l’industrie du plastique sont de fausses bonnes idées car ils apportent de la confusion dans les esprits et génèrent des erreurs de tri qui compromettent le recyclage.

La meilleure solution est donc de se passer de ces sacs ou de se mettre au sac réutilisable en coton ou éco-conçu.

Plastic attack ? Ok, mais qu’est-ce qu’on fait après au quotidien ?

Déjà organisée dans d’autres villes du monde, la “Plastic attack” débarque à Paris ce samedi 2 juin. Le but est simple : laisser ses emballages plastique à la caisse du supermarché pour montrer leur quantité – et souvent leur excès et ridicule – pour envelopper quelques fruits et légumes. Ils sont aujourd’hui omniprésents et les habitudes sont telles qu’on finit par croire qu’on ne peut faire sans eux.

Ces contenants nous sont imposés et nous les payons de bien des manières : il faut les produire et pour cela extraire du pétrole et utiliser des composés chimiques, ce coût de production est in fini intégré au prix de ce que nous achetons, il faut ensuite des collectivités et des entreprises pour collecter, trier et recycler ce qui sera bientôt un déchet… A cela s’ajoute un autre coût : la pollution générée par le plastique dans la nature quand il ne peut être recyclé, quand il est aussi abandonné, perturbant dès lors les écosystèmes, tuant et mutilant des espèces animales.

“Cette opération de prise de conscience est donc la bienvenue et Surfrider Paris y participera car elle permet de montrer aux enseignes, marques et législateurs que les citoyens se mobilisent pour dire non au plastique et oui à des alternatives crédibles qu’il faudra ensuite généraliser”, annonce Lionel Cheylus, co-responsable de l’antenne.

“Tout l’enjeu est donc d’inciter à de nouveaux usages comme le sac réutilisable, plus de vrac et moins d’emballages pour quelques bonbons ou champignons.”

Les conseils pour passer au zéro plastique

Il est nécessaire de penser au lendemain du 2 juin, au 3 juin, au 4 juin, au 5 juin… à ce que nous pouvons effectuer le reste de l’année. “Souvent, on pense que les alternatives au plastique nécessitent plus du temps ou seraient plus couteux. Que c’est un truc de bobo… Or, c’est faux, poursuit Aline Gubri, auteure du blog “Consommons sainement” et du livre “Zéro plastique, zéro toxique”. J’ai commencé à bannir les emballages quand j’était étudiante et j’ai vu mon pouvoir d’achat augmenter. Quelque soit la manière dont on voit le sujet, c’est donc vertueux !”

Alors comment s’y prendre ? “D’abord en réalisant ses courses là où le sur-emballage ne fait pas loi, comme au marché et chez certains commerçants sensibles à la démarche. On peut aussi se mettre à faire soi-même ce dont on a besoin ce qui permettra de ne pas utiliser d’emballages, je pense notamment aux cosmétiques avec de l’huile de noisette ou de sésame ou aux produits d’entretien avec des recettes toutes simples à base de vinaigre blanc ou de bicarbonate de soude. Car oui, on peut être fainéant et responsable”, sourit Aline.

Son autre conseil : “remplacer ses ustensiles de cuisine et boîtes en plastique par du verre ou de l’inox car le plastique va libérer ses perturbateurs endocriniens quand il est chauffé. A l’usage, des particules de plastique peuvent également migrer dans les aliments”, alerte l’auteure.

Alors c’est sûr, on ne pourra peut-être pas tout changer du jour au lendemain. Mais :

“L’essentiel est de commencer, de commencer aussi comme l’on peut car il n’y a pas forcément partout des commerces en vrac ou avec moins de plastique. Si chacun réduit ses déchets plastiques, en multipliant cet effort par le nombre de poubelles et d’habitants, à la fin c’est énorme.”

Si chacun fait un peut et fait entendre sa voix, c’est aussi tout le système qui peut évoluer. Nous vous donnons donc rendez-vous le 2 juin pour la “plastic attack” à Paris (les informations pratiques seront communiquées dans la semaine). N’hésitez pas à en parler et à relayer sur les réseaux sociaux le résultat de cet événement. Par ailleurs, Aline Gubri participera à notre conférence consacrée aux fléaux du plastiques et à ses alternatives possibles, le 14 juin à la Maison du Zéro déchet. Elle viendra ainsi partager bien d’autres conseils. On est très impatient !

“Comment j’ai remplacé tous mes produits d’entretien par du vinaigre blanc et du savon de Marseille”

Halte aux produits d’entretien ! Leurs composés chimiques ont des conséquences multiples et désastreuses sur les cours d’eau en développant des algues et en diminuant l’oxygène ; sur les poissons en les tuant, en s’attaquant à leur fertilité ou leurs défenses immunitaires ; et même sur notre santé en générant des allergies, des problèmes respiratoires ou des cancers.

En plus de leur grave dangerosité, les détergents sont bien souvent inutiles chez soi car nous n’avons pas besoin de désinfecter notre maison comme un hôpital. Et c’est l’Autorité sanitaire qui le dit. Quatre produits tout bêtes permettent de nettoyer efficacement sans détruire la nature : le vinaigre blanc, le bicarbonate de soude, le savon de Marseille et le savon noir.

Noémie, bénévole à la Maison du Zéro déchet de Paris, nous donnait quelques astuces lors de notre conférence sur les détergents. Nous vous proposons ici de les retrouver.

Vous allez voir, il est très facile de remplacer…

  • … son produit vaisselle : par du savon de Marseille que l’on appliquera sur son éponge mouillée
  • … ses produits multi-surface pour la baignoire, le lavabo ou l’évier : par du vinaigre blanc sur une éponge humide. On peut ajouter du savon noir et du bicarbonate de soude car ils ont la propriété, ensemble, de dégraisser
  • … ses produits pour nettoyer les sols : en composant le sien à base de 10 à 20 cl de vinaigre blanc pour 1 litre d’eau
  • … ses produits pour les vitres : par son propre produit écologique avec moitié vinaigre blanc, moitié eau
  • … son produit pour déboucher les canalisations : en déversant du bicarbonate de soude et du vinaigre dans sa canalisation puis de l’eau chaude. On peut d’ailleurs utiliser la même formule pour nettoyer ses toilettes
  • … son anti-tâche pour vêtement : en appliquant un peu de bicarbonate de soude sur la zone tachée que l’on aura un peu humidifiée avant de mettre le vêtement en machine
  • … sa lessive : par celle que l’on crée en râpant 50 grammes de savon de Marseille pour 3 litres d’eau que l’on fait frémir. Attendre que le savon se dissolve. Ajouter ensuite une cuillère de bicarbonate de soude.

Quel savon de Marseille acheter ?

Le savon de Marseille ne profite pas d’appellation contrôlée. Il peut donc être produit partout ailleurs et dans bien des manières… plus ou moins vertes. Il faut donc bien vérifier la composition du savon et notamment que l’huile d’olive n’a pas été remplacée par de l’huile de palme. Noémie nous conseille quatre marques de confiance : La Corvette, Marius Fabre, Fer à cheval, la Savonnière du Midi.

 

23.000 mégots collectés en 1h30 de collecte autour du Bassin de la Villette

L’antenne parisienne de Surfrider Foundation Europe organisait ce dimanche 25 mars sa 5e grande collecte de déchets (Initiative océane) aux abords du Bassin de la Villette. En 1h30, de 14h à 15h30, les chiffres sont impressionnants :

– 23.000 mégots ont été ramassés

– 4.150 capsules de bière

– 760 emballages alimentaires

– 430 gobelets en plastique

– 300 bouteilles en plastique

– 310 bouchons de bouteille en plastique

– 300 emballages carton

– 300 canettes en aluminium

– 135 couverts en plastique

– 130 paquets de cigarette

– 150 bouteilles en verre

– 150 tickets de métro

– 85 “touillettes” en plastique

– 70 briquets

– 70 pailles

– 45 bâtons de sucette

… mais aussi un four à micro-ondes, une trottinette, un casque de moto, une bonbonne de gaz, des chaussures, du polystyrène, des médicaments, des seringues, des piles, des bidons de produits d’entretien.

“Il est toujours impressionnant de voir tout ce que l’on ramasse en si peu de temps et dans un petit périmètre, commente Lionel Cheylus, co-responsable de l’antenne parisienne de Surfrider. Les mégots constituent toujours le déchet que l’on retrouve le plus. Puis vient le plastique et le fléau des bouteilles en plastique qui pullulent sur les trottoirs.”

Ces déchets, les Parisiens ne les voient souvent plus tant ils feraient presque partie du paysage. Et pourtant, ils sont bien présents et polluent. Et aucun d’entre eux n’est arrivé ou tombé par terre par hasard.

Une centaine de bénévoles présents pour recueillir, trier et compter ces déchets.

Autour du bassin, ils ont ainsi pu rencontrer les passants et habitants pour les sensibiliser à ces polluants et aux bons gestes. Ainsi, la gourde permet d’emmener son eau avec soi et de se passer des bouteilles plastique, le sac réutilisable en coton ou en tissu est une alternative au sac plastique et le cendrier de poche évite de jeter son mégot sur la voie publique. Il est également très simple de le déposer dans une poubelle.

“80% des déchets que l’on retrouve dans les océans a une originale continentale. C’est pourquoi, Surfrider Foundation agit également depuis Paris”, rappelle Lionel Cheylus.

Car le mégot jeté par terre a toutes les chances de se retrouver dans la Manche faute d’un filtrage aujourd’hui totalement efficace. Sur son parcours, un mégot peut à lui seul polluer jusqu’à 500 litres d’eau.

L’antenne parisienne de Surfrider Paris remercie tous ceux qui ont participé à la collecte mais aussi aux associations amies et partenaires qui nous ont prêtés mains fortes : Run Eco Team, Zero Waste Paris, Bas les Pailles, Watertrek, Pik Pik, le Grand Huit, Mego.

Initiative Océane le 02 octobre !!

L’Antenne de Paris de Surfrider Foundation Europe organise une grande collecte de déchet participative pour sensibiliser les citoyens parisiens à l’enjeu des déchets aquatiques. 80% des déchets viennent de l’intérieur des terres : les citoyens parisiens ont aussi leur carte à jouer.
Au programme :
– 13h30 : distribution du matériel et instructions devant la Rotonde (place de la bataille de Stalingrad)
– 14h : départ de la collecte
– 15h30 : fin de collecte, tri et comptage des déchets
– 16h : pot de l’amitié

La journée sera jalonnée d’événements. Entre autre :
– Stand de sensibilisation avec activités ludique devant la Rotonde
– Collecte de déchets en stand-up paddle sur le bassin avec notre partenaire Water Trek et les associations francilienne de Stand-up Paddle (Paddlers aguerri ? nous contacter en PV si vous souhaiter naviguer en padlle avec nous)
– Démonstrations et initiation au long board avec Dock Session
– Des surprises avec les youtubeurs Jul&Dim

pour vous inscrire, rdv sur : http://www.initiativesoceanes.org/fr/collecte/9159

2 milliards pour brûler des déchets, NON !

Le Syctom, qui traite les déchets de Paris et 83 autres communes voisines, s’apprête à reconstruire l’incinérateur d’Ivry-Paris 13. D’un coût exorbitant, ce projet d’un autre âge met en péril toutes les initiatives durables visant à réduire les déchets et le gaspillage, mieux trier, composter, etc. Pour un budget 10 fois inférieur, il est possible de mettre en place des actions qui ont déjà fait leurs preuves, en créant des emplois et en réduisant la pollution sur l’agglomération parisienne.

Nous demandons aux 68 élus qui se réuniront à l’automne de ne pas voter la première tranche de travaux de reconstruction de l’incinérateur pour 500 millions d’euros et de mettre à l’étude le plan d’action alternatif (Plan B’OM pour Baisse des Ordures Ménagères) qui permettrait d’éviter ce projet d’incinérateur.

Le projet du Syctom :

  • Coûtera au total 2 milliards d’euros d’argent public
  • A été dimensionné il y a 10 ans alors qu’il nous engage pour les 50 prochaines années !
  • Perpétue le choix d’une technologie polluante et dangereuse pour la santé
  • Ignore les progrès récents (les ordures ménagères résiduelles ont diminué de 20% entre 2005 et 2015 sur le territoire concerné)
  • Ne respecte pas l’ensemble des mesures imposées par la Loi de Transition énergétique de 2015 au niveau national et les objectifs régionaux.

Le plan alternatif citoyen (Plan B’OM) :

  • Propose 12 actions pour un coût de seulement 200 millions d’euros
  • Permet de créer 700 emplois directs et locaux dans les filières de tri-recyclage et des milliers d’emplois indirects dans le compostage, le réemploi, la vente en vrac, etc.
  • Inclut aussi un scénario alternatif pour se passer du chauffage urbain issu de l’incinérateur
  • S’inspire de solutions déjà testées en France ou à l’étranger
  • Est réaliste et pragmatique : il s’agit de rattraper une partie de notre retard et d’atteindre d’ici 2023 les résultats que Lyon ou Nantes obtiennent déjà aujourd’hui sur le tri et la prévention des déchets !

Comment agir ?

1) Signez et partagez cette pétition
2) Interpellez vos élus sur Twitter et par email : voici la liste avec les adresses, et des modèles de tweets et d’emails
3) Restez informés de la suite de la mobilisation ici
Associations co-signataires :

Collectif 3R, Zero Waste France, Amis de la Terre, Arivem, Réseau Action Climat, Surfrider Foundation Paris, Colibris Paris, 350.org, Génération Cobayes, le WARN, Citizen Case, Respire, Fondation France Libertés, RCube, Sangha Paris 5, Ecologie Sans Frontière, Réseau Environnement Santé, Festival des Utopies Concrètes, Amelior, Transition Paris Ile de France, CLCV Ile-de-France,

Pour en savoir plus sur le plan alternatif : PlanBom.org

Journée des océans : pourquoi il est (aussi) important d’agir depuis Paris

On nous demande souvent la raison de notre présence à Paris. C’est vrai, nous sommes éloignés du littoral. Et pourtant, il est bien plus près qu’il n’y parait.

80% des déchets que l’on retrouve dans les mers et océans ont une origine continentale. Le mégot tombé dans la Seine ou le sac plastique qui s’envole ont ainsi toutes les chances de se retrouver dans les rivières, la Seine puis en mer du Nord. Là, ils finiront par se décomposer dans les fonds marins.

Le mégot figure parmi les déchets les plus féroces. La Propreté de Paris a calculé qu’il faut en moyenne 8 litres d’eau pour le faire disparaitre des trottoirs. Mais s’il disparaît de notre vue, il ne disparaît pas pour autant. Il fuit et file. Trop fin, il ne peut être traité en station d’épuration. De la même manière, quand il est jeté sur le trottoir et qu’il se retrouve dans la Seine, il passe à travers les mailles des barrages flottants. Dans les deux cas, il se dégrade et libère près de 400 agents toxiques. Un mégot pollue à lui-seul près de 500 litres d’eau.

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Un certain nombre d’autres polluants ne peuvent être traités ou capturés. Le service d’assainissement parisien estime que l’eau rejetée dans le milieu naturel reste à 10% polluée à la sortie de ses stations d’épuration.

Parmi ces polluants, on trouve notamment :
– les médicaments jetés dans les toilettes qui sont autant de perturbateurs endocriniens pour les espèces animales
– le coton tige dont on se débarrasse également dans les toilettes et qui se retrouve sur le littoral suite aux débordements des stationssurfrider-foundation-europe-initiatives-oceanes-2015-quatre-grands-types-de-dechets-641
– les pesticides et engrais qui s’échappent de nos jardins
– les produits d’entretien et phosphates des lessives qui mettent in fine la flore en péril
– les restes de peintures et produits de nettoyage (white spirit…) jetés à même l’évier
– les microbilles de plastique des cosmétiques, shampoings et produits exfoliants emportées par l’eau de la douche et qui seront ingurgités par les poissons

… On s’arrête là même si la liste est encore longue puisque plusieurs centaines de milliers de nouveaux polluants et micro-polluants sont créés chaque année par l’industrie. Et on connait encore mal leurs effets sur les organismes.

La situation est d’autant plus préoccupante les jours de pluie. L’eau lessive alors les trottoirs, emportant les déchets présents mais aussi les hydrocarbures et huiles des voitures ruisselant sur la chaussée. L’eau polluée se retrouve en quantité dans des canalisations trop peu volumineuses car également empruntées par les eaux usées des particuliers (on parle de « système unitaire »). Le trop plein s’échappe. Ainsi, un excès de plusieurs millions de mètres cubes se retrouve chaque année directement déversé dans les rivières sans aucun retraitement.

Voici donc pourquoi, jeter à Paris, et en particulier jeter par terre, c’est jeter en mer. Mais si nous sommes un partie du problème, nous sommes surtout la solution. Chaque geste compte pour la nature. Nous pouvons agir simplement et ensemble. Ici, pour là bas. Aujourd’hui, pour demain.

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Sacs plastiques en caisses : ce qui change au 1er juillet

Chaque année 500.000 milliards de sacs plastiques sont produits dans le monde. Une grande partie de ces sacs – d’une utilité de quelques minutes pour une espérance de vie de plus de 400 ans – se retrouve à l’océan, emportée par l’eau et le vent.

Un sac tombé ou jeté dans la Seine a aussi toutes les chances de se retrouver dans la Manche. A l’image de ce sac pris dans les branches d’un arbre du parc de Belleville début mars :

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Sur son chemin, le sac se désagrège et ses particules menacent les milieux aquatiques. Dans certaines parties des océans, il y a six fois plus de plastique que de plancton. On sait aussi que plus de 260 espèces animales se prennent au piège du plastique ou l’ingèrent comme les poissons, les tortues ou les oiseaux.

Au 1er juillet 2016, ces sacs de caisses seront interdits comme le réglemente le décret d’application publié le 31 mars au Journal officiel. Tous les points de vente sont concernés, c’est-à-dire les commerces de proximité tels les boulangeries, les supermarchés comme les supérettes, les stations-service, les pharmacies, les marchés, les brocantes…

En revanche, il faudra attendre le 1er janvier prochain pour l’interdiction des emballages en contact avec les denrées alimentaires comme ceux que l’on trouve aux rayons boucheries ou fruits et légumes. Mais c’est une grande victoire remportée par les associations. En attendant, et pour vos achats, il y a une alternative : les sacs réutilisables et éco-conçus que vous pouvez, notamment, trouver sur les stands de sensibilisation de Surfrider.

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