Initiative Océane le 02 octobre !!

L’Antenne de Paris de Surfrider Foundation Europe organise une grande collecte de déchet participative pour sensibiliser les citoyens parisiens à l’enjeu des déchets aquatiques. 80% des déchets viennent de l’intérieur des terres : les citoyens parisiens ont aussi leur carte à jouer.
Au programme :
– 13h30 : distribution du matériel et instructions devant la Rotonde (place de la bataille de Stalingrad)
– 14h : départ de la collecte
– 15h30 : fin de collecte, tri et comptage des déchets
– 16h : pot de l’amitié

La journée sera jalonnée d’événements. Entre autre :
– Stand de sensibilisation avec activités ludique devant la Rotonde
– Collecte de déchets en stand-up paddle sur le bassin avec notre partenaire Water Trek et les associations francilienne de Stand-up Paddle (Paddlers aguerri ? nous contacter en PV si vous souhaiter naviguer en padlle avec nous)
– Démonstrations et initiation au long board avec Dock Session
– Des surprises avec les youtubeurs Jul&Dim

pour vous inscrire, rdv sur : http://www.initiativesoceanes.org/fr/collecte/9159

2 milliards pour brûler des déchets, NON !

Le Syctom, qui traite les déchets de Paris et 83 autres communes voisines, s’apprête à reconstruire l’incinérateur d’Ivry-Paris 13. D’un coût exorbitant, ce projet d’un autre âge met en péril toutes les initiatives durables visant à réduire les déchets et le gaspillage, mieux trier, composter, etc. Pour un budget 10 fois inférieur, il est possible de mettre en place des actions qui ont déjà fait leurs preuves, en créant des emplois et en réduisant la pollution sur l’agglomération parisienne.

Nous demandons aux 68 élus qui se réuniront à l’automne de ne pas voter la première tranche de travaux de reconstruction de l’incinérateur pour 500 millions d’euros et de mettre à l’étude le plan d’action alternatif (Plan B’OM pour Baisse des Ordures Ménagères) qui permettrait d’éviter ce projet d’incinérateur.

Le projet du Syctom :

  • Coûtera au total 2 milliards d’euros d’argent public
  • A été dimensionné il y a 10 ans alors qu’il nous engage pour les 50 prochaines années !
  • Perpétue le choix d’une technologie polluante et dangereuse pour la santé
  • Ignore les progrès récents (les ordures ménagères résiduelles ont diminué de 20% entre 2005 et 2015 sur le territoire concerné)
  • Ne respecte pas l’ensemble des mesures imposées par la Loi de Transition énergétique de 2015 au niveau national et les objectifs régionaux.

Le plan alternatif citoyen (Plan B’OM) :

  • Propose 12 actions pour un coût de seulement 200 millions d’euros
  • Permet de créer 700 emplois directs et locaux dans les filières de tri-recyclage et des milliers d’emplois indirects dans le compostage, le réemploi, la vente en vrac, etc.
  • Inclut aussi un scénario alternatif pour se passer du chauffage urbain issu de l’incinérateur
  • S’inspire de solutions déjà testées en France ou à l’étranger
  • Est réaliste et pragmatique : il s’agit de rattraper une partie de notre retard et d’atteindre d’ici 2023 les résultats que Lyon ou Nantes obtiennent déjà aujourd’hui sur le tri et la prévention des déchets !

Comment agir ?

1) Signez et partagez cette pétition
2) Interpellez vos élus sur Twitter et par email : voici la liste avec les adresses, et des modèles de tweets et d’emails
3) Restez informés de la suite de la mobilisation ici
Associations co-signataires :

Collectif 3R, Zero Waste France, Amis de la Terre, Arivem, Réseau Action Climat, Surfrider Foundation Paris, Colibris Paris, 350.org, Génération Cobayes, le WARN, Citizen Case, Respire, Fondation France Libertés, RCube, Sangha Paris 5, Ecologie Sans Frontière, Réseau Environnement Santé, Festival des Utopies Concrètes, Amelior, Transition Paris Ile de France, CLCV Ile-de-France,

Pour en savoir plus sur le plan alternatif : PlanBom.org

Journée des océans : pourquoi il est (aussi) important d’agir depuis Paris

On nous demande souvent la raison de notre présence à Paris. C’est vrai, nous sommes éloignés du littoral. Et pourtant, il est bien plus près qu’il n’y parait.

80% des déchets que l’on retrouve dans les mers et océans ont une origine continentale. Le mégot tombé dans la Seine ou le sac plastique qui s’envole ont ainsi toutes les chances de se retrouver dans les rivières, la Seine puis en mer du Nord. Là, ils finiront par se décomposer dans les fonds marins.

Le mégot figure parmi les déchets les plus féroces. La Propreté de Paris a calculé qu’il faut en moyenne 8 litres d’eau pour le faire disparaitre des trottoirs. Mais s’il disparaît de notre vue, il ne disparaît pas pour autant. Il fuit et file. Trop fin, il ne peut être traité en station d’épuration. De la même manière, quand il est jeté sur le trottoir et qu’il se retrouve dans la Seine, il passe à travers les mailles des barrages flottants. Dans les deux cas, il se dégrade et libère près de 400 agents toxiques. Un mégot pollue à lui-seul près de 500 litres d’eau.

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Un certain nombre d’autres polluants ne peuvent être traités ou capturés. Le service d’assainissement parisien estime que l’eau rejetée dans le milieu naturel reste à 10% polluée à la sortie de ses stations d’épuration.

Parmi ces polluants, on trouve notamment :
– les médicaments jetés dans les toilettes qui sont autant de perturbateurs endocriniens pour les espèces animales
– le coton tige dont on se débarrasse également dans les toilettes et qui se retrouve sur le littoral suite aux débordements des stationssurfrider-foundation-europe-initiatives-oceanes-2015-quatre-grands-types-de-dechets-641
– les pesticides et engrais qui s’échappent de nos jardins
– les produits d’entretien et phosphates des lessives qui mettent in fine la flore en péril
– les restes de peintures et produits de nettoyage (white spirit…) jetés à même l’évier
– les microbilles de plastique des cosmétiques, shampoings et produits exfoliants emportées par l’eau de la douche et qui seront ingurgités par les poissons

… On s’arrête là même si la liste est encore longue puisque plusieurs centaines de milliers de nouveaux polluants et micro-polluants sont créés chaque année par l’industrie. Et on connait encore mal leurs effets sur les organismes.

La situation est d’autant plus préoccupante les jours de pluie. L’eau lessive alors les trottoirs, emportant les déchets présents mais aussi les hydrocarbures et huiles des voitures ruisselant sur la chaussée. L’eau polluée se retrouve en quantité dans des canalisations trop peu volumineuses car également empruntées par les eaux usées des particuliers (on parle de « système unitaire »). Le trop plein s’échappe. Ainsi, un excès de plusieurs millions de mètres cubes se retrouve chaque année directement déversé dans les rivières sans aucun retraitement.

Voici donc pourquoi, jeter à Paris, et en particulier jeter par terre, c’est jeter en mer. Mais si nous sommes un partie du problème, nous sommes surtout la solution. Chaque geste compte pour la nature. Nous pouvons agir simplement et ensemble. Ici, pour là bas. Aujourd’hui, pour demain.

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Sacs plastiques en caisses : ce qui change au 1er juillet

Chaque année 500.000 milliards de sacs plastiques sont produits dans le monde. Une grande partie de ces sacs – d’une utilité de quelques minutes pour une espérance de vie de plus de 400 ans – se retrouve à l’océan, emportée par l’eau et le vent.

Un sac tombé ou jeté dans la Seine a aussi toutes les chances de se retrouver dans la Manche. A l’image de ce sac pris dans les branches d’un arbre du parc de Belleville début mars :

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Sur son chemin, le sac se désagrège et ses particules menacent les milieux aquatiques. Dans certaines parties des océans, il y a six fois plus de plastique que de plancton. On sait aussi que plus de 260 espèces animales se prennent au piège du plastique ou l’ingèrent comme les poissons, les tortues ou les oiseaux.

Au 1er juillet 2016, ces sacs de caisses seront interdits comme le réglemente le décret d’application publié le 31 mars au Journal officiel. Tous les points de vente sont concernés, c’est-à-dire les commerces de proximité tels les boulangeries, les supermarchés comme les supérettes, les stations-service, les pharmacies, les marchés, les brocantes…

En revanche, il faudra attendre le 1er janvier prochain pour l’interdiction des emballages en contact avec les denrées alimentaires comme ceux que l’on trouve aux rayons boucheries ou fruits et légumes. Mais c’est une grande victoire remportée par les associations. En attendant, et pour vos achats, il y a une alternative : les sacs réutilisables et éco-conçus que vous pouvez, notamment, trouver sur les stands de sensibilisation de Surfrider.

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Vélib, électroménager, canettes… le canal Saint-Martin touche le fond

Ses 90.000 m3 d’eau vidés, le canal Saint-Martin prend soudain des airs de désolation. Des plages de vases font surface. Avec l’odeur qui va avec. Avec surtout d’innombrables déchets pris au piège de cette masse visqueuse répandue sur près de 4,5km. On croirait voir là un village subaquatique déserté que des archéologues auraient mis au jour. Il n’en est rien. Cette vue édifiante d’un des spots habituellement les plus agréables et recherchés de la capitale est bien la conséquence d’actes quotidiens, d’objets abandonnés, jetés ou tombés au gré des années, de pique-nique estivaux et de soirées épiques.

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Depuis le 4 janvier et jusqu’en avril, les agents de la ville de Paris entreprennent le nettoyage et la remise en état du site. Une telle opération d’entretien n’avait pas été menée depuis 2001. Cette année, la municipalité s’attend à collecter près de 40 tonnes de déchets, vase comprise, dont une partie doit être recyclée ou revalorisée. Mais la pollution a déjà fait son œuvre. Les huiles et carburants échappés d’une dizaine de scooters et motos se sont depuis bien longtemps déversés dans le milieu. Sans parler de nombreux objets plastique et électroniques dont les composants se désagrègent dans l’eau.

On compte également une centaine de Vélib et autant d’autres vélos. L’antenne locale de Paris a par ailleurs constaté la présence de poussettes, de chariots de supermarché, de l’électroménager, des chaises, du mobilier urbain telles que poubelles et barrières de chantier, des sacs plastiques, des centaines de canettes de bière – en verre ou en métal – tapissant littéralement le fond du canal… Tout semble bon s’y déverser. Pourtant, aucune de ses épaves n’a vocation à s’y retrouver. Et encore moins à devenir le décor familier des poissons.

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En mai dernier, lors de son Initiative Océane 2015, Surfrider Paris avait sensibilisé les usagers des lieux quant aux déchets laissés derrière eux sur les berges. Ces derniers ne peuvent que finir à l’eau quand ils ne sont pas ramassés et recueillis dans les poubelles voisines. Nous en avons ici une malheureuse et choquante illustration. Conjugués aux incivilités semblant sans incidence, ces oublis ou jets dans le canal conduisent pourtant celui-ci dans une bien mauvaise passe environnementale.

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Bonne année 2016 !