Plastic attack ? Ok, mais qu’est-ce qu’on fait après au quotidien ?

Déjà organisée dans d’autres villes du monde, la “Plastic attack” débarque à Paris ce samedi 2 juin. Le but est simple : laisser ses emballages plastique à la caisse du supermarché pour montrer leur quantité – et souvent leur excès et ridicule – pour envelopper quelques fruits et légumes. Ils sont aujourd’hui omniprésents et les habitudes sont telles qu’on finit par croire qu’on ne peut faire sans eux.

Ces contenants nous sont imposés et nous les payons de bien des manières : il faut les produire et pour cela extraire du pétrole et utiliser des composés chimiques, ce coût de production est in fini intégré au prix de ce que nous achetons, il faut ensuite des collectivités et des entreprises pour collecter, trier et recycler ce qui sera bientôt un déchet… A cela s’ajoute un autre coût : la pollution générée par le plastique dans la nature quand il ne peut être recyclé, quand il est aussi abandonné, perturbant dès lors les écosystèmes, tuant et mutilant des espèces animales.

“Cette opération de prise de conscience est donc la bienvenue et Surfrider Paris y participera car elle permet de montrer aux enseignes, marques et législateurs que les citoyens se mobilisent pour dire non au plastique et oui à des alternatives crédibles qu’il faudra ensuite généraliser”, annonce Lionel Cheylus, co-responsable de l’antenne.

“Tout l’enjeu est donc d’inciter à de nouveaux usages comme le sac réutilisable, plus de vrac et moins d’emballages pour quelques bonbons ou champignons.”

Les conseils pour passer au zéro plastique

Il est nécessaire de penser au lendemain du 2 juin, au 3 juin, au 4 juin, au 5 juin… à ce que nous pouvons effectuer le reste de l’année. “Souvent, on pense que les alternatives au plastique nécessitent plus du temps ou seraient plus couteux. Que c’est un truc de bobo… Or, c’est faux, poursuit Aline Gubri, auteure du blog “Consommons sainement” et du livre “Zéro plastique, zéro toxique”. J’ai commencé à bannir les emballages quand j’était étudiante et j’ai vu mon pouvoir d’achat augmenter. Quelque soit la manière dont on voit le sujet, c’est donc vertueux !”

Alors comment s’y prendre ? “D’abord en réalisant ses courses là où le sur-emballage ne fait pas loi, comme au marché et chez certains commerçants sensibles à la démarche. On peut aussi se mettre à faire soi-même ce dont on a besoin ce qui permettra de ne pas utiliser d’emballages, je pense notamment aux cosmétiques avec de l’huile de noisette ou de sésame ou aux produits d’entretien avec des recettes toutes simples à base de vinaigre blanc ou de bicarbonate de soude. Car oui, on peut être fainéant et responsable”, sourit Aline.

Son autre conseil : “remplacer ses ustensiles de cuisine et boîtes en plastique par du verre ou de l’inox car le plastique va libérer ses perturbateurs endocriniens quand il est chauffé. A l’usage, des particules de plastique peuvent également migrer dans les aliments”, alerte l’auteure.

Alors c’est sûr, on ne pourra peut-être pas tout changer du jour au lendemain. Mais :

“L’essentiel est de commencer, de commencer aussi comme l’on peut car il n’y a pas forcément partout des commerces en vrac ou avec moins de plastique. Si chacun réduit ses déchets plastiques, en multipliant cet effort par le nombre de poubelles et d’habitants, à la fin c’est énorme.”

Si chacun fait un peut et fait entendre sa voix, c’est aussi tout le système qui peut évoluer. Nous vous donnons donc rendez-vous le 2 juin pour la “plastic attack” à Paris (les informations pratiques seront communiquées dans la semaine). N’hésitez pas à en parler et à relayer sur les réseaux sociaux le résultat de cet événement. Par ailleurs, Aline Gubri participera à notre conférence consacrée aux fléaux du plastiques et à ses alternatives possibles, le 14 juin à la Maison du Zéro déchet. Elle viendra ainsi partager bien d’autres conseils. On est très impatient !

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